À première vue, on pourrait croire à une photographie. Il faut pourtant s’approcher pour découvrir que chaque détail a été dessiné. À Dijon, SKIMA, alias Maxime Thevenet, s’est fait une spécialité de l’hyperréalisme. Son nouveau livre, Entre les ombres, revient sur un parcours artistique commencé il y a plus de dix ans. Rencontre avec cet artiste dijonnais et découverte de son univers culinaire… Teinté d’Italie.
Regarder un dessin de SKIMA, c’est se demander si l’on est face à une photographie. La précision des détails, les jeux de lumière et les contrastes donnent à ses œuvres une certaine profondeur. Il faut parfois s’attarder pour réaliser que l’image a été entièrement dessinée… Au crayon graphite et à la pierre noire, sur papier.
Cette confusion entre réalité et création constitue l’une des particularités de son univers. SKIMA joue avec les ombres, les textures et les émotions pour créer des images qui semblent capturer un instant réel. Animaux sauvages, portraits, automobiles ou encore l’ours de François Pompon : son univers est éclectique, mais toujours marqué par cette recherche du détail qui fait sa signature.
Avec Entre les ombres, l’artiste dijonnais rassemble cet univers dans un ouvrage qui prolonge son travail sur papier. L’ouvrage n’est ni une autobiographie ni un catalogue : SKIMA y dévoile son parcours, ses œuvres, leurs coulisses, des archives personnelles et des rencontres qui ont marqué son chemin.
Le livre est édité en collaboration avec DashBook et proposé en précommande ou à la vente sur la boutique officielle de Skima.
SKIMA est le nom d’artiste de Maxime Thevenet, né en 1994 en Bourgogne et originaire de Dijon.
Son parcours est intéressant : il commence par une formation dans les métiers de l’habitat et de la décoration, puis étudie le design d’espace à l’Académie des Arts Appliqués de Dijon. Cette formation au dessin technique et aux perspectives va finalement l’amener vers l’hyperréalisme. Il dessine depuis 2012 et décide en 2018 de se consacrer professionnellement et exclusivement à son art. Une première exposition chez un barbier dijonnais (coiffeur barbier Max coiffure), en 2017, contribue notamment à lancer son activité.
© D.R.
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L’interview gourmande
Maxime, quelle est ta Madeleine de Proust en cuisine ?
Skima : L’escalope milanaise, spaghettis sauce tomate.
La recette de ma grand-mère puis de ma maman, toutes les deux calabraises. Et l’odeur que cela répandait dans la maison quand ça mijotait.
Si tu devais faire découvrir un restaurant dijonnais à quelqu’un, ce serait lequel ?
A Adriano, simple, efficace et convivial… Et italien !
Quelle est ta recette pour séduire ?
Le tiramisu. Parce que c’est le dessert que je maîtrise le mieux et mon préféré.
Quel est ton « guilty pleasure » ?
Je suis très sportif et je fais attention à ce que je mange alors… à défaut de paraître super healthy, je dirais une tablette de chocolat noir.
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