Depuis plusieurs années, le Château de Meursault s’est engagé dans la voie de l’adaptation au changement climatique et de la préservation de la biodiversité (Certification HVE niveau 3, conversion en bio de nos 67 hectares depuis le millésime 2018). Première étape de la création d’un jardin forêt viticole, une ripisylve (du latin ripa berge et sylva forêt) a été créée le long de la rivière « Les Clous » qui traverse le Clos du Château sur près de 500 m de long. Nous reconstituons le milieu naturel de la vigne qui est une liane qui pousse les pieds dans l’eau et grimpe au sommet des arbres.
Avec l’Association Forêt Gourmande menée par Fabrice Desjours, nous avons planté plus de 150 végétaux, pour la plupart comestibles, co-évoluant depuis plusieurs milliers d’années avec la vigne. Des hybrides de raisin de table résistants aux maladies ont été plantés pour être conduits naturellement le long des arbres. Ce projet lancé au printemps est déjà accessible aux visiteurs grâce à une balade pédagogique gourmande.
Les ripisylves luttent contre l’érosion, jouent un rôle climatique en stockant du carbone, à l’instar des autres formations boisées et limitent la prolifération d’algues dans les cours d’eau l’été. En fournissant de l’ombre, elles contribuent à la régulation des températures. Traditionnellement, les bords de rivières furent autant d’endroits où trouver du petit bois, des plantes de glane, du fourrage et des matériaux de vannerie. C’est aussi un corridor de biodiversité accueillant une très grande variété d’insectes, de mammifères, d’oiseaux… Dans les ripisylves, la vigne, définitivement non taillée, a un port bien différent de celui observé habituellement : c’est une liane qui s’élève, s’arrimant aux arbres, jusqu’à plus de 20 mètres de haut pour chercher le soleil et fructifier !
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Abeille
© Fabrice Desjours -
Pacnes et noix de caryer.
© Fabrice Desjours
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