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Vigneronne sur la Côte-de-Nuits, Alexandrine Roy prend soin de ses parcelles aux terroirs d’exception, soit 3,5 hectares en appellation Gevrey-Chambertin. Un travail d’orfèvre et d’instinct qui donne naissance à de grands vins, aussi remarquables que confidentiels.

Quand a été créé le domaine et comment a-t-il évolué au fil du temps ?

Alexandrine Roy : Les origines remontent aux années 1900. Comme souvent en Bourgogne, mon arrière-grand-père avait une exploitation paysanne en polyculture. Mon grand-père a ajouté quelques parcelles de vignes à l’existant pour vendre au négoce. Mon père a voulu valoriser le vin et a démarré la mise en bouteille au domaine. Quant à moi, j’ai travaillé à donner de la visibilité à nos vins en les retravaillant et en créant des cuvées particulières.

Quelles sont les particularités de vos vins ?

Il faut savoir que j’ai eu un bac littéraire. J’ai toujours voulu reprendre le domaine mais j’ai suivi mes passions. J’ai aussi obtenu deux BTS, l’un technico-commercial vins et spiritueux et l’autre viti-œno à Beaune. Ça me permet d’exprimer à la fois ma créativité et ma technique dans chaque vin. Mes parcelles sont idéalement situées, dans le prolongement des plus beaux terroirs. Mon idée, c’est de faire des vins haute couture comme la cuvée Alexandrine pour laquelle je fais un assemblage de raisins millerandés, que je surnomme aussi mes raisins caviar. J’obtiens environ 1200 bouteilles par an d’un vin incroyable. J’ai acheté une vigne pour créer une cuvée monoparcellaire,
La Justice, un vin charnu et gourmand. Le Vieilles Vignes est également emblématique par sa profondeur.

Quels sont vos liens avec Le Castel de Très Girard et le monde de la gastronomie ?

Le vin et la gastronomie sont indissociables. Un vin vendu à la carte d’un restaurant, c’est une vitrine sublime car ceux qui le dégustent l’associent à un souvenir particulier. J’ai connu Didier Petitcolas au Castel il y a longtemps, cela fait une vingtaine d’années que l’on collabore. Je crois qu’on partage les mêmes valeurs : il vaut mieux boire un très bon village qu’un mauvais premier cru ! Je travaille d’ailleurs avec plusieurs établissements étoilés comme Le Cibo, Le Cèdre ou La Maison des Cariatides, qui apprécient la singularité de mes vins.

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