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Edouard Loubet : de la tête aux pieds

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Publié le 21 juin 2017

Ton dernier orgasme culinaire ?
Une brochette de bécasse grillée dans mon cabanon en haut du Ventoux, en compagnie de ma bande de copains, ramasseurs de truffes, apiculteurs et cuisiniers. C’était lors d’un repas que l’on organise traditionnellement entre confrères et amis.

Ton rêve, c’est une troisième étoile ?
J’ai toujours rêvé d’une troisième étoile.
Je ne voudrais pas tirer ma révérence sans l’avoir conquise. Quand je me suis installé dans ma maison à 22 ans, je m’étais fixé comme objectif de l’obtenir à 33 ans, comme Alain Chapel. Il se trouve qu’à cet âge-là je me suis marié, j’ai eu mes trois enfants. Finalement, à 33 ans, mes objectifs avaient quelque peu changé. Désormais, j’essaye de me concentrer de nouveau sur ce rêve. Et je l’attends aussi parce que le Vaucluse mérite le voyage plus que le détour.

Avec quelle odeur tu adores te titiller le nez ?
La gentiane que je ramasse quand je pars en montagne. Sinon, le serpolet qui est un thym multi-odeurs, suave et puissant. Quand je suis en Provence, j’aime la sensibilité féminine de la marjolaine. À l’inverse, mon père était cuisinier et je me souviens de l’odeur de cuisine fermée et froide qui sent le gras ou l’oignon froid. Je ne la supporte plus !

Avec quelle odeur tu adores te titiller le nez ?
La gentiane que je ramasse quand je pars en montagne. Sinon, le serpolet qui est un thym multi-odeurs, suave et puissant. Quand je suis en Provence, j’aime la sensibilité féminine de la marjolaine.
à l’inverse, mon père était cuisinier et je me souviens de l’odeur de cuisine fermée et froide qui sent le gras ou l’oignon froid. Je ne la supporte plus !

Ce qui te met de mauvais poil dans la vie ?
Quand on dit que l’on va faire quelque chose et que l’on ne le fait pas ! Sinon, quand on sait comment bien faire les choses et qu’on les fait mal.

Ton dernier coup de cœur ?
Des amis ont acheté un poulain pour une bouchée de pain, en prenant la décision d’un seul regard. Deux ans plus tard, ils décident de le présenter aux championnats du monde. L’animal finit numéro un. C’est un cheval unique au monde.

Ce qui te fait le plus bomber le torse quand tu penses à ta carrière ?
Être reconnu dans le monde des cuisiniers, d’autant que j’étais mal parti au début. J’étais plutôt cancre. J’ai eu la chance de partir en voyage à Séville avec Paul Bocuse pour mes 25 ans à l’occasion de ma première étoile. J’étais tout minot et intimidé par mes pairs. C’est un grand moment de ma vie, une consécration aussi.

Quand tu ne cuisines pas, à quelle activité tu te dévoues corps et âme ?
Le ski quand il y a de la neige bien sûr. Aussi, l’école buissonnière en général. J’adore me réveiller tout en sachant qu’il n’y a rien de prévu. On peut envisager une belle journée de randonnée, de chasse ou de pêche avec les copains, sinon un pique-nique en famille par exemple.

L’été, tu chausses les tongs pour partir à la mer ou tu choisis la montagne ?
Impossible de répondre. Je les aime à 100 % chacune et elles ne sont pas comparables, je n’ai pas de préférence !