Initialement restauratrice de pièces archéologiques, Valérie Uzel s’est reconvertie à la céramique. Dans son atelier à Longvic naissent des pièces uniques. Des œuvres aussi esthétiques que vivantes dont certaines sont destinées à garnir la table étoilée du Clos Vauban.
Valérie Uzel
Valérie Uzel
© Matteo Carassale
Valérie Uzel
Valérie Uzel
© Matteo Carassale

Comment s’est noué votre partenariat avec le chef Valentin Loison ?

Valérie Uzel : Valentin et sa compagne Anaïs avaient remarqué mon travail avant même l’ouverture du restaurant. Ils avaient déjà repéré certains éléments qui les intéressaient. En s’inspirant de pièces existantes, ils m’ont indiqué les ajustements qu’ils souhaitaient. Depuis, notre collaboration a évolué. Nous travaillons ensemble, nous échangeons et en fonction de leurs besoins, je fais des recherches et des essais de matières, de formes, de textures puis je leur suggère des prototypes que l’on ajuste ensemble. Cela donne naissance à des mini séries uniques d’assiettes, de supports pour amuse-bouche, de coquetiers ou encore de saucières.

Quel est votre processus de fabrication ?

Tout est fait à la main mais il y a plusieurs techniques et plusieurs matériaux. Pour ma base, je mélange très souvent du grès et de la porcelaine. Ensuite je peux avoir recours au modelage, au tournage ou à la plaque. Je fabrique aussi mes propres moules au besoin. Il y a aussi une étape de séchage puis de cuisson et enfin un grand travail sur les émaux pour lesquels je fais beaucoup de recherches et d’essais pour mettre au point des recettes particulières. Cela permet d’obtenir différentes teintes et effets. Lorsque je commence un objet, il est prêt un mois plus tard.

J’aime créer des objets uniques et utiles à la fois.
Valérie Uzel

Pourquoi aimez-vous particulièrement les arts de la table ?

Avant de revenir à mes premières amours et de me former à la maison de la céramique à Dieulefit, j’étais restauratrice d’objets archéologique. J’avais très souvent entre les mains des céramiques, notamment de la vaisselle de l’âge de bronze. On retrouve d’ailleurs cette inspiration parfois dans mon travail. J’aime créer des objets uniques et utiles à la fois, que ce soit une tasse ou un vase, on l’admire et on s’en sert.

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