Le restaurant parisien Les Petits Parisiens inaugure une carte de printemps signée par le chef Lucas Felzine, entre produits de saison et voyage aromatique.

Dans le 14ᵉ arrondissement, le restaurant d’Arnaud Duhem change de saison. Aux commandes des cuisines, le chef Lucas Felzine compose une nouvelle carte printanière pensée comme une cuisine du vivant, portée par une équipe resserrée autour de convictions communes.

Un trio à la tête de la maison

Arnaud Duhem conçoit le lieu et reçoit en salle, épaulé par Loïc Mougène, en charge du service et de la sommellerie. Cette organisation à trois voix se retrouve jusque dans l’assiette : les accords mets-vins imaginés par Loïc Mougène répondent directement à la cuisine de Lucas Felzine, dans un dialogue construit entre salle et cuisine.

Lucas Felzine et Arnaud Duhem
Lucas Felzine et Arnaud Duhem
© Marielle Gaudry
Arnaud duhem, Lucas Felzine & Loic Mougene
Arnaud duhem, Lucas Felzine & Loic Mougene
© Marielle Gaudry

Le parcours de Lucas Felzine

Avant de rejoindre Les Petits Parisiens, Lucas Felzine s’est formé auprès de chefs comme William Ledeuil à Ze Kitchen Galerie, Alain Passard à L’Arpège, Anne-Sophie Pic à La Dame de Pic ou encore Philippe Labbé au Shangri-La Paris. De 2014 à 2019, il a dirigé son propre restaurant, Uma, où il a participé à faire connaître la cuisine Nikkei aux gastronomes parisiens.

« La cuisine dépasse la simple nutrition, explique Lucas Felzine. Cuisiner, c’est prendre soin. Un plat qui a du goût raconte une histoire, révèle une intention, qu’il soit dépouillé ou sophistiqué. » Il poursuit : « La cuisine est un processus, un dialogue entre le temps, la matière, le territoire et la mémoire humaine. Je ne cherche pas à perfectionner un modèle existant, mais à explorer ce que la gastronomie peut devenir. »

Lucas Felzine
© Marielle Gaudry

Ce que propose la carte de printemps

En entrée, la carte fait dialoguer des influences variées : ravioles de brocciu accompagnées de noix, de noisettes, d’un bouillon végétal et d’une touche olive-miso, sashimi de thon rouge relevé d’un kombucha à l’hibiscus, ou petits pois rafraîchis à l’eau de rose et aux amandes fraîches.

Côté plats, le poulpe grillé et laqué se marie au cresson, à l’oseille et aux fraises. Le maigre de ligne s’accompagne d’un miso de sureau, de poireaux brûlés et d’une nage de céleri. La volaille fermière de Didier Cotte est cuisinée à la fleur d’oranger avec des couteaux. Jusqu’à la fin du mois de juin, la carte accueille également l’AOP Fin Gras du Mézenc, sélectionné par le boucher Gaby Gauthier.

Fromages et desserts

Le plateau de fromages met en avant un comté AOP affiné 24 mois, issu de la fruitière fromagère d’Arbois et servi avec un condiment poire-rhubarbe, ainsi qu’un camembert de la Ferme du Champ Secret dans l’Orne, accompagnés du pain de David Batty, de la Boulangerie Méditerranéenne à Montrouge.

Les desserts jouent la même carte de précision : un chocolat 70 % Mayan Red se décline en crémeux au thé matcha et en crémeux aux agrumes, relevé de saké et de flouve odorante, avec un sorbet mandarine. La carte conserve aussi un riz au lait à la vanille, contrasté par des fruits à coque caramélisés, et un coulant au caramel dulce de leche et beurre demi-sel.

Riz au lait à la vanille, fruits à coque caramélisés, et coulant au caramel dulce de leche et beurre demi-sel
Riz au lait à la vanille, fruits à coque caramélisés, et coulant au caramel dulce de leche et beurre demi-sel
© Marielle Gaudry
Ravioles
Ravioles
© Marielle Gaudry
Loic Mougène
© Marielle Gaudry

Une cave tournée vers les vins nature

Loïc Mougène, ancien propriétaire de La Robe et du Palais, a construit une cave de 180 références qui s’enrichit chaque mois de nouveaux domaines, parfois en allocation. « Il faut du temps pour constituer une cave. Avec Arnaud, nous intégrons chaque mois de nouveaux domaines, dont certains en allocation. L’idée est de garantir à nos clients une sélection riche et singulière, permettant la constitution de verticales sur le long terme », précise-t-il.

Les vins nature y occupent une place de choix, avec des noms comme Gramenon, Stéphane Tissot, Prieuré Roch, Dard & Ribo, Le Clos du Moulin aux Moines, Foillard, le Domaine L’Étranger ou le Petit Domaine de Gimios. Les amateurs de vins classiques retrouveront La Grange des Pères, Roc d’Anglade, Lucien Lemoine, Henri Boillot, Georges Vernay, le vignoble de Scamandre ou le Domaine Delaporte à Sancerre.

Pour clore le repas, la sélection de digestifs comprend les whiskies Orcines de Pierre Tissandier (The Whisky Lodge à Lyon), un bas-armagnac 1982 du Domaine de Jouanda en pot gascon de 2,5 litres, de la chartreuse, des gauloises verte et jaune en jéroboams, des rhums ainsi qu’un calvados 2010 de la Maison Huard, également disponible en pot gascon.

Les prix

Au déjeuner, la formule entrée-plat ou plat-dessert est proposée à 29 euros, et la formule entrée-plat-dessert à 33 euros. Le soir, le dîner à la carte ou le menu dégustation en cinq services est fixé à 69 euros.