Kei Kobayashi, l’artiste du goût qui bouscule notre palais.

Chez Kei Kobayashi, chef japonais devenu au fil des années français d’adoption, le goût est partout. Si on le retrouve bien aisément dans l’assiette, c’est d’abord autour de nous qu’il interpelle notre regard.

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A la fois élégante et moderne, la salle de restaurant Kei alterne les camaïeux de blanc, de gris et d’argent.

Passionné par la mode, le jeune chef japonais de 36 ans ne cache pas son attirance pour les belles choses. Tout juste rénovée l’année dernière, sa salle de restaurant est devenue le showroom de l’artisanat made-in France. Ainsi, couverts signés Christofle, assiettes en porcelaine Jaune de Chrome ou encore lustre flamboyant de la cristallerie Saint-Louis apportent un côté classique-chic à cette table du très branché 1er arrondissement de la capitale. Les chaises de style Louis XIII ont quant à elles été retapissées en velours gris perle au même titre que les banquettes façon bistrot. A la fois, moderne, naturel et classique le mélange des matières et des époques fonctionne à merveille chez Kei. En effet, pour le chef japonais, France rime incontestablement avec élégance. Impossible donc de ne pas retransmettre cet art de vivre à ses clients cosmopolites.

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Majestueux lustre signé de la cristallerie Saint-Louis

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A table, les banquettes façon bistrot se partagent l’assise avec les fauteuils de style Louis XIII.

Installé depuis 2009 au 5 rue du Coq Héron, K-K fait partie de cette première vague de chefs japonais qui ont décidé de ne pas faire le chemin du retour. Admiratif de la cuisine française depuis son plus jeune âge, c’est tout naturellement dans son nouveau pays d’adoption qu’il a décidé d’ouvrir son propre restaurant, là où « le capital de la cuisine française était le plus important ». Réceptif aux deux cultures, K-K a décidé de garder le meilleur de chacune d’entre-elles pour agrémenter sa cuisine et ainsi construire son propre univers. De son pays d’origine, l’ancien résidant de Nagano conserve la précision, la délicatesse et l’harmonie des couleurs que l’on retrouve dans chacune de ses créations. On notera également une grande précision sur la cuisson des poissons avec un turbot aux reflets nacrés. De son apprentissage en France, c’est l’équilibre des saveurs et la singularité des associations qui en ressort. Un mélange qui bouscule notre palais autant qu’il le régale. Menu à l’appui.

 

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Amuses-bouche: glaçon de shiso rouge. petit mais costaud, ce petit cube de fraicheur est condensé en arômes. A la fois légèrement fumé et sucré, il ouvre l’appétit.

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Amuses-bouche: gougère explosive fourrée à la crème de parmesan ; tartelette fumée aux œufs de truite, crème de curry et brunoise de concombre ; Tourte sardine espagnol, Espuma de yaourt.

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Entrée : Asperge rôtie au charbon façon barbecue recouverte d’une fondue d’orties et de fleurs de roquettes qui apportent un côté fraîcheur grâce à leur saveurs herbacés. Crème d’anchois et fleur de thym en guise de sauce (sans gras)

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Entrée: jardin de légumes croquants – Crumble d’olives noires, vinaigrette de tomates, émulsion de citron , dés de saumon d’Écosse fumés au restaurant, aneth. Difficile de croquer dans ce jardin sous marin tellement il ressemble à un tableau. Allez, on se lance ! On détruit pour mieux construire et sentir les goûts.

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Plat: Turbot rôti et sa peau, consommé de tomates, févettes. Véritable star du plat, le poisson est servi dans son ensemble. Cuit à basse température puis rôti à la plancha, il juste moelleux et arbore une belle couleur nacrée. La peau se démarque quand à elle par sa juxtaposition de texture: une face croustillante et une face gélatineuse.

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Plat: Langoustine fumée au foin, shitakés, piment oiseau, gel d’oignon doux au vin jaune, crémeux de homardine (bisque de homard, tomate et oignon). Certainement le plat le plus savoureux de ce repas. les langoustines ébouillantées juste cuites font un malheur dans cette sauce enrobante qui me rappelle le goût des champignons à la grecque de mon enfance.

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Dessert : Vacherin, parfait meringue à la fraise, siphon de sésame noir, glace au miso, jus de fraise et citron. Architectural, ce dessert est une réalisation du pâtissier Toshiya Takatsuka. décliné selon les saisons, il fait cette fois-ci, la part belle aux fruits.

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Dessert: Tiramisu croustillant aux éclats de caramel-chocolat, base mascarpone et gelée de café. Un dessert tout en volupté et en surprise pour terminer cette partition. Déstructuré et reconstitué, le tiramisu me surprend à chacune de mes bouchées.

Restaurant Kei

5 rue du Co Héron – Paris 01

Menus carte blanche

Menu déjeuner, 4 plats + 1 dessert : 52 €

Menu Découverte, 4 plats + 2 desserts : 99 €

Menu Dégustation, 6 plats + 2 desserts : 145 €

Menu Prestige, 188 €

Crédit photo : Restaurant Kei & Clémence Rouyer (plats)

En savoir plus : http://www.restaurant-kei.fr

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