Kei Kobayashi : de la tête aux pieds

Avec sa tignasse blonde, Kei Kobayashi ne passe pas inaperçu. Dans le très chic premier arrondissement de la capitale, le chef nippon a fait de son restaurant un véritable show-room. Passionné d’art, féru de mode et d’automobile, cet ovni originaire de Nagano ne jure que par la French Touch. Rencontre avec un hipster made in Japon.

Kei Kobayashi

Kei Kobayashi

Tu penses à quoi quand tu te coiffes le matin ?
Je pars au Japon dans un mois. Je profite de ce moment pour peaufiner l’organisation de ce road trip sur mon île natale. Tokyo, Nagano, Kyoto, Shizuoka ou encore Nagoya feront partie de mon carnet de route, soit au total pas moins de 1 400 km parcourus en quelques jours seulement.

La chanson que tu chantes à tue-tête ?
Je suis un grand amateur de musique classique telle que Chopin. Ça me rend plus zen ! Quant à la musique japonaise, je l’écoute souvent lorsque je suis seul car mes chansons ne sont plus vraiment à la mode. Je passerais facilement pour un has-been !

Apprendre le français, c’est plutôt finger in the nose ou casse-tête chinois ?
Contrairement à l’anglais que l’on peut maîtriser après quelques années de bachotage, il faut savoir être patient pour connaître toutes les subtilités de la langue de Molière. L’apprentissage des genres, des pronoms personnels et la prononciation du son [r] qui n’existe pas en japonais sont particulièrement difficiles à assimiler.

Ton dernier bon plan grâce au bouche-à-oreille, c’était quoi ?
Récemment plusieurs personnes m’ont soufflé l’idée de quitter la capitale le temps d’un week-end pour aller à Saint-Bonnet-le-Froid chez Régis & Jacques Marcon***. C’est désormais chose faite ! Après m’y être rendu une première fois en 2008, j’y suis retourné en juillet dernier. Si la cuisine est excellente, le lieu offre aussi un véritable dépaysement. La nuit, l’absence de lumière permet d’observer les étoiles dans le ciel. Un phénomène rare lorsqu’on est originaire d’une mégalopole japonaise.

C’est quoi ton parfum ?
J’ai un sens de l’odorat très développé. Qu’il s’agisse de parfum ou de cigarette, les effluves me montent vite à la tête. Mais plus jeune, j’adorais les parfums acidulés, à base d’agrumes.

Si demain tu pouvais changer ton fusil d’épaule, que ferais-tu ?
Je quitterais certainement les fourneaux pour devenir architecte ou bien designer dans le secteur de la mode ou de l’automobile. Je choisirais sans aucun doute un environnement créatif.

Si tu avais le pouvoir d’avancer le temps, qu’aimerais-tu voir ?
J’aimerais être projeté au moment où l’on nous annoncera que l’on a trouvé un remède pour guérir du cancer. C’est une cause qui touche beaucoup de monde et pour laquelle je me sens également concerné.

Les Japonais blonds à Paris se comptent sur les doigts d’une main. Pourquoi ce choix ?
Longtemps à la mode au Japon, la blondeur est un moyen pour nous de nous démarquer. De cette manière, lorsque les gens me rencontrent, ils se souviennent de moi. Plus jeune, je me suis aussi teint les cheveux en bleu mais ce n’était pas vraiment au goût de mon ancien chef.

La dernière fois que tu as eu la boule au ventre, tu t’en souviens ?
Prendre l’avion me rend nerveux à cause des bouchons pour se rendre à l’aéroport. J’ai toujours peur de rater mon vol. À chaque fois, c’est une véritable course contre la montre !

Ton meilleur jeu de jambes, tu le réserves pour quel sport ?
J’ai commencé jeune en jouant au baseball, un sport très populaire au Japon. J’ai ensuite poursuivi avec le tennis de table et la course à pied. À 13 ans, je courais 30 km trois fois par semaine. Une mauvaise blessure à la cheville lors d’une partie de tennis m’a un peu calmé. Mais je ne dirais pas non à quelques sensations fortes comme le parachutisme.

Au pied levé, tu t’envoles où ?
En Thaïlande. Il fait beau et chaud, les gens sont gentils et les massages sont formidables. J’adore les paysages sauvages et les plages à perte de vue comme celles de l’île de Ko Samui. En revanche, je ne mange pas la cuisine thaïlandaise car c’est trop piquant. Je me rabats donc sur une cuisine italienne ou asiatique car je ne souhaite pas demander aux locaux de modifier leurs recettes traditionnelles. Imaginez une blanquette de veau sans crème, impossible !

 

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