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Lieu de légende situé au coeur de Saint-Tropez, le Pan Dei Palais rejoindra la prestigieuse famille des Relais & Châteaux en 2011, pour le plus grand plaisir de la Présidente du nouvel élu, Séverine Pétilaire-Bellet, ainsi que celui de sa Directrice, Florence Roy. Ce Palais réinventé aux couleurs des Mille et une nuits fait en effet partie des 36 nouveaux membres Relais & Châteaux et aura ainsi l’honneur d’être répertorié au sein du 50e guide du réseau. En répondant aux critères exigés, Le Pan Dei Palais bénéficie ainsi de la renommée mondiale des Relais & Châteaux qui classifie les 500 meilleurs hôtels de charme et restaurants gastronomiques du monde (dont 137 établissements en France).

Pan Deï Palais, une escapade indienne à Saint-Tropez
Henri Matisse avait peint Saint-Tropez en 1904 dans un tableau baptisé « Luxe, calme et volupté » en hommage au poème de Charles Baudelaire « L’invitation au voyage ». Ces mots reviennent en écho lorsque l’on ouvre la porte en bois sculpté du Pan Deï Palais. Donnant sur un jardin exotique, l’hôtel de la rue Gambetta est une escale suspendue dans le temps. Une parenthèse enchantée au coeur de la plus célèbre et de la plus mouvementée des stations balnéaires. Tout évoque ici un voyage aux confins de l’Inde. L’ocre et le rouge s’entremêlent pour rappeler l’histoire mythique de la demeure, celle du général Allard et de la princesse indienne Bannu Pan Deï. Un lieu de légende que Stéphane Courbit a voulu rendre éternel en rachetant ce Palais réinventé aux couleurs des Mille et une nuits en 2004, pour l’ouvrir à nouveau, après 2 ans de travaux, fin 2006. Une demeure paradisiaque que dirige Florence Roy, Directrice de l’établissement, sous le haut patronage de la Présidente Séverine Pétilaire – Bellet, également à la tête de l’hôtel de Charme Les Airelles à Courchevel.

Le berceau de l’amour
Les Tropéziens racontent avec délectation l’histoire romanesque du général Jean- François Allard qui a fait découvrir au monde entier l’existence de leur village au XIXème siècle. Né à Saint-Tropez, le survivant de Waterloo rejoint l’Inde en 1822 au service du Maharaja Ranjit Singh pour constituer un corps d’élite capable de le défendre des Anglais et de conquérir d’autres territoires. A Chambâ, perchée à 1000 mètres d’altitude au nord de l’Inde, le général Allard et son armée assiègent la forteresse, annexent le royaume et capturent Bannu Pan Deï, une très jeune princesse hindoue. Fasciné par sa beauté, le général tombe amoureux de la nièce du roi de Lahore. De cette idylle consacrée par le mariage dans une fête inoubliable naissent cinq enfants dont la dernière voit le jour à leur retour en France en 1835. Soucieux de donner une éducation française à sa lignée, le Général fait construire une bâtisse provençale au coeur de son village. Persuadé que son destin militaire le conduira à la mort, il y épouse officiellement la princesse Bannu pour la protéger du supplice de Sâti, une tradition religieuse qui fait enterrer vivantes toutes les veuves. Nommé Agent de France à Lahore par le roi Louis-Philippe Ier, le militaire repart pour Calcutta sur un bâtiment de la marine nationale en 1836. Trois ans plus tard, il meurt à Peshawar. Auprès de sa servante Kashiri et de ses enfants, la princesse Bannu restera jusqu’à sa mort en 1884 dans la belle demeure tropézienne, nid d’une histoire d’amour rentrée dans la légende. L’histoire raconte qu’un jour, alors que la Princesse regardait l’horizon, comme à son habitude, sa servante lui demanda « What are you waiting for ? ». La princesse lui répondit : « I’m waiting for Monsieur… ». Sur sa tombe du petit cimetière marin dressé vers la mer, est gravée en lettres d’or cette simple épitaphe : « La Générale ».

Une décoratrice devenue conteuse
La discrète façade de la rue Gambetta, classée par les bâtiments de France, ne laisse en rien deviner l’existence d’un palace érigé sur trois niveaux dont les fenêtres intérieures donnent sur un patio aux magnifiques palmiers et cèdres entourant une piscine tapissée de mosaïques anciennes. Le Pan Deï Palais a le cachet des maisons de famille de l’Inde coloniale avec ses tableaux, ses miroirs, son coin salon aux niches creusées dans la pierre et ses méridiennes adossées aux murs blancs, symboles de paix et de silence. Une incantation à la douceur et à l’art de vivre indien. Dans une farandole d’objets chinés au pays des Maharadjas, l’hôtel devient Palais sous l’inspiration de Françoise Piault, la décoratrice des lieux. Après plus de deux ans de travaux, une métamorphose totale. Tout a été démoli à l’intérieur. Certains plafonds ont été creusés de voûtes, parfaites répliques de celles que l’on découvre dans les palais indiens. D’autres ont été recouverts de boiseries birmanes. « J’ai vraiment voulu faire revivre un peu de la vie de la Princesse à laquelle je me suis attachée. Ayant échappé à un destin tragique, j’ai imaginé qu’elle avait laissé ici ses racines. Dans ma décoration, ce sont les gens qui m’inspirent » explique Françoise Piault qui a décoré les propriétés d’un grand nombre de célébrités.

Impression d’ailleurs
Sous le signe du voyage et du rêve, un bas-relief dessine la perspective du hall de ses bouddhas balinais creusés dans la pierre. Des kilims d’Anatolie sont posés un peu partout dans l’hôtel comme des taches de couleurs aux dessins subtils. Des peintures indiennes faites sur tissu ou sur verre tapissent les murs épais de la demeure. Des vitrines dispersées au coeur du Palais abritent des objets antiques chinés du Cachemire au Jodhpur jusqu’au Rajasthan : cruches à eau, étoffes rares, statues d’éléphants, bijoux et saris de sultanes… La réception comme le bar sont recouverts de magnifiques panneaux birmans en bois sculpté de motifs floraux. Mais parce que le passé est toujours renouvelé par la modernité, les styles se mélangent en parfaite harmonie. Des canapés contemporains et des fauteuils en velours douillet recouverts de coussins de soie multicolore côtoient des petits crapauds Louis – Philippe capitonnés de violine, de prune ou de rouge qui encadrent les tables de la salle à la manger sous le regard bienveillant de la Princesse Bannu, immortelle dans une huile sur toile refaite à l’identique de l’originale que l’on attribuerait à Joseph-Désiré Court, portraitiste du général Allard.

 En savoir plus  www.pandei.com
 Crédits photos  Pan Deï Palais
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